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Un géant vulnérable

Parmi les principales inquiétudes reliées aux véhicules récréatifs, les dommages résultant des infiltrations d’eau sont, sans nul doute, les plus fréquents. Pourtant, dans la plupart des cas, un peu de prévention pourrait contribuer à diminuer ce facteur de risque.  Appliqués avec diligence, de simples gestes peuvent contribuer à préserver l’intégrité de tout véhicule récréatif.  Essayons d’y voir un peu plus clair.

Même si leur gabarit impressionnant porte à croire que les véhicules récréatifs sont des entités aussi imposantes que solides, il faut reconnaître que, dans la réalité, ces machines présentent plusieurs points faibles. Continuellement soumis aux rigueurs du climat, malmenés et secoués de toutes parts en circulant sur routes et chemins, les VR ne connaissent pas une vie de tout repos. 

Chaque fois qu’un VR est en déplacement, les cahots, trous ou autres malformations de la route causent d’énormes stress à son châssis et à sa structure. Les chocs, soubresauts et torsions infligés au véhicule ont un impact direct sur la vulnérabilité des points de jonction entre les éléments de l’enveloppe extérieure du VR. Aussi, afin de préserver l’étanchéité de l’ensemble, les fabricants ont recours à des produits calfeutrants à forte élasticité, posés à la rencontre des murs latéraux et de la toiture ou sur le pourtour des fenêtres et portes. Ces matériaux contribuent à absorber et à dissiper l’énergie des secousses causées par une route en mauvais état. Le rôle des calfeutrants se révèle donc d’une importance fondamentale dans la protection de l’intégrité de tout véhicule récréatif.  Malheureusement, ces matériaux doivent affronter un ennemi de taille : le climat. Certes, il va de soi que les véhicules récréatifs sont avant tout conçus pour des activités extérieures, mais il est clair que les conditions climatiques caractérisant le Québec représentent une menace réelle à leur durabilité.

On le sait, la quasi-totalité des véhicules récréatifs vendus au Québec provient des États-Unis. Aussi, ne faut-il pas s’étonner que les normes d’isolation appliquées dans leur construction, autant que les caractéristiques de matériaux utilisés, scellants compris, soient d’abord pensées en fonction de ce pays. Voici d’ailleurs un exemple pour illustrer le genre de différences pouvant affecter les VR. Alors qu’ici, une bonne isolation vise d’abord à protéger du froid, chez nos voisins, la protection recherchée se veut avant tout contre la chaleur. 

Il en résulte que les caravaniers canadiens doivent faire preuve d’une grande vigilance afin de détecter rapidement le moindre indice laissant supposer une possible infiltration d’eau. Ce genre de dégât est particulièrement observable au printemps.  Quand survient un redoux, une pellicule d’eau se forme sous les centimètres de neige recouvrant la toiture du VR. Il suffit alors d’un simple petit trou dans le calfeutrage pour que quelques gouttes viennent s’y loger. En soi, une quantité d’eau aussi minime n’a pas beaucoup de conséquences immédiates. Cependant, lorsque le mercure retombe sous le point de congélation, les gouttelettes, en gelant, prennent de l’expansion et agrandissent l’orifice dans le joint calfeutré. Chaque fois que le phénomène redoux-regel se répétera, de plus en plus d’eau s’infiltrera et la cavité prendra plus d’ampleur. Il faut donc inspecter avec beaucoup de minutie chacun des endroits où se trouve du calfeutrant : jonction des murs avec la toiture, moulures, pourtour des coffres, des portes, des fenêtres, du climatiseur, du chauffe-eau ou du système de chauffage; bref, ne rien oublier. Dès qu’il détecte une détérioration du calfeutrage, si minime soit-elle, le caravanier soucieux de protéger la longévité de son véhicule récréatif doit agir sans délai et corriger la situation. Bien sûr, cet entretien peut être effectué par quiconque est le moindrement familier avec les techniques du calfeutrage. Toutefois, à défaut de posséder les compétences requises, il vaut mieux faire appel à un technicien chevronné, d’autant plus que l’inspection et les correctifs prendront généralement moins d’une heure. Les quelques dizaines de dollars ainsi dépensés aideront à préserver le confort et la valeur du véhicule.

L’automne constitue sans aucun doute le meilleur moment de l’année pour effectuer cette tâche. La planification d’une inspection systématique des joints lors de la routine d’hivérisation des éléments de la plomberie devrait faire partie intégrante du processus de préparation au remisage hivernal de tout véhicule récréatif. Plusieurs mois plus tard, le printemps venu, il suffira d’une simple inspection visuelle, effectuée en quelques minutes, pour s’assurer que les joints ont bien supporté l’hiver. Le VR sera alors prêt à prendre la route, pour le plus grand plaisir de son propriétaire.


Une collaboration spéciale de Paul Laquerre, rédacteur en chef, Magazine Camping Caravaning

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